# Comoedia
### 1924年9月30日 1頁
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## 性格付け
コメディ・フランセーズ『恋する女』評
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## 仏語原文 / Original Text (FR)
**À la Comédie-Française**
**Mlle Falconetti dans “Amoureuse”**
Le second début de Mlle Falconetti dans _Amoureuse_ a été beaucoup supérieur au premier dans _Rosine du Barbier de Séville_. Cette fois, la nouvelle pensionnaire au joli pathétique visage a pu, encore que gênée par un trac visible, donner sa mesure. On lui a fait fête et chaleureusement l’on contraint après chaque acte à revenir saluer le public, ce qu’elle faisait d’ailleurs de la façon la plus gentiment modeste.
L’épreuve était cependant difficile pour elle. La plupart des amateurs, critiques et autres personnalités du théâtre qui assistaient à ce petit événement dramatique sont avaient une tendance bien naturelle à rappeler le redoutable souvenir de Réjane. À la Comédie-Française, sans remonter ni si loin, ni si haut, sans même nous souvenir des interprètes antérieures, il est nécessaire de saluer, pour juger plus justement la vivante Germaine Fériat de Mlle Falconetti, d’avoir vu les titulaires actuelles du rôle : Mme Pérat qui lui confère une ardente et vigoureuse ampleur et Mlle Ventura qui me paraît aujourd’hui, par une élégance de poésie et de passion rayonnante, l’impérieuse, agaçante, la plus juste incarnation du personnage de Porto-Riche. Mme Pérat et Mlle Ventura tiennent l’une et l’autre tête à l’imposant monsieur qu’est le savant Étienne Fériat. Ce sont des dames.
Avec Mlle Falconetti, nous sommes devant un personnage assez différent : un joli petit être, tout jeune, frais et spontané, si séduisant, si impétueux encore qu’il donne à son aplomb le courage de lui faire crier de son acharnement. Ah ! qu’il est malaisé de croire que cette Germaine-là soit mariée depuis huit ans. On dirait plutôt une épouse novice, trépidante et bien pleine des fringales. C’était un plaisir bien rare que de savourer durant le premier acte cette excessive jeunesse de la débutante. Elle a joué cet acte délicieusement ; elle éclatait de santé, de joie, d’impétueuse et impatiente humeur. Elle vivait sous nos yeux avec une telle franchise et la voix résonnait tantôt calme, tantôt tendre et si épanouie de bonheur qu’on lui pardonnait tout.
Inévitablement, Germaine ainsi irrésistiblement sympathique et, par surcroît, assez menue, devient un peu, au deuxième acte, la victime de Fériat. Ce n’est plus elle qui paraît agissante, inspiratrice, mais lui qui nous semble dupe de son enfant. Ce savant, cet homme supérieur manque un peu d’empire et de maîtrise. Impression accrue par l’interprétation étouffée de M. Alexandre. La certitude ne s’engage pas assez. Certes, Mlle Falconetti sent très justement et exprime avec autant de souple vérité qu’on en peut attendre. La sincérité de son désespoir émeut. La perte d’un amour absolu a fait si bien le vide en elle qu’au second acte compte plus rien. Au troisième acte, dans une totale ruine, comme portant la bure de la faute ou l’aumône de la désillusion, Mlle Falconetti n’a pas cessé d’être touchante. Et elle retrouve l’amour comme Eurydice la lumière, son pâle visage tout illuminé.
Mais alors que manque-t-il à Mlle Falconetti pour satisfaire tout à fait, pour se trouver à l’échelle dans un pareil rôle ? Il lui manque un certain volume. Elle n’est pas très grande et elle était habillée très court (la mode du jour !) ; habituée à jouer dans des théâtres plus exigus, elle ne s’exprime pas. Son jeu est admirablement vrai, mais elle rentre en elle-même, elle se pelotonne comme pour s’abîmer dans un désastre tout intérieur. La voix n’étant pas très forte, ou trop retenue, il en résulte un manque de puissance aux moments pathétiques. Les scènes finales du deuxième acte ne « montent » pas assez dans l’émotion, elles restent en dedans. Tout ceci, d’ailleurs, peut parfaitement s’améliorer.
Ainsi donc, cette “grande amoureuse” semble plutôt une petite Parisienne moyenne. Il y a là un singulier décalage. On est partagé entre le charme, la santé et la vérité que Mlle Falconetti apporte à la Comédie-Française et le besoin d’une ampleur particulière à cette scène. Cela ne signifie pas du tout que la nouvelle venue ne puisse pas faire un brillant carrière chez Molière. Cela veut dire qu’elle devra s’orienter vers des rôles moins en surface que Rosine, moins lourds que Germaine Fériat. Dans des figures intermédiaires, sa réelle force dramatique s’épanouirait tout à fait, et jointe à cette sensibilité et à cette féminité si vraies que nous admirons avant-hier, la placerait bien vite au premier rang.
**Gabriel Boissy.**
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## 日本語訳
**コメディ・フランセーズにて**
**ファルコネッティ嬢『アムルーズ』出演**
ファルコネッティ嬢の第二のデビュー作『アムルーズ』は、『セビリアの理髪師』における最初のそれよりもはるかに優れていた。今回は、この美しく哀感を帯びた顔立ちの新入団員は、なお明らかな緊張に妨げられてはいたものの、その実力を十分に示すことができた。観客は彼女を歓迎し、各幕の後には温かい拍手で呼び戻し、彼女はいつもきわめて控えめで愛らしい仕草で応えていた。
しかしこの試練は彼女にとって容易ではなかった。この小さな演劇的事件に立ち会った愛好家、批評家、演劇関係者の多くは、自然とレジャーヌの圧倒的な記憶を引き合いに出してしまう傾向があったからである。コメディ・フランセーズにおいては、そこまで遡らずとも、また過去の解釈者たちを持ち出さずとも、より公正に判断するには、現役の解釈者――ペラ夫人の力強く情熱的な解釈、そしてヴァンチュラ嬢の詩的で輝く情熱に満ちた優雅さ――を見ておく必要がある。彼女たちはいずれも、堂々たるエティエンヌ・フェリアを相手に堂々と渡り合っている。まさに“女優”である。
それに対しファルコネッティは、まったく異なる人物像を提示する。すなわち、若く、みずみずしく、自発的で、魅力的で、まだ衝動的な小さな存在であり、その率直さがむしろ彼女を激しくさせる。八年も結婚している女性とは到底思えず、むしろ新妻のように、欲望と生命力に満ちた存在に見える。第一幕においてこの過剰な若さを味わうことは稀有な喜びであった。彼女はこの幕を実に魅力的に演じ、健康、喜び、衝動、焦燥に満ちていた。彼女は舞台上で真実に生き、声は時に穏やかに、時に優しく、幸福に満ちて響き、観客は彼女のすべてを許してしまう。
しかし第二幕になると、この魅力ゆえに彼女はフェリアの犠牲者となる。もはや彼女が主導するのではなく、むしろ彼の方が彼女の子供じみた存在に翻弄されているように見える。この学者的な男は支配力と統御力に欠ける印象を与えるが、それはアレクサンドル氏の抑えた演技によってさらに強まっている。とはいえ、ファルコネッティは極めて正確に感じ取り、柔軟で真実味のある表現を見せている。その絶望の誠実さは胸を打つ。絶対的な愛を失ったことで彼女の内面は空虚となり、第二幕ではもはや何も残らない。第三幕では完全な崩壊の中にありながらも、彼女はなお感動的であり続ける。そしてまるでエウリュディケが光を取り戻すように、彼女は再び愛を見出し、その蒼白な顔は光に照らされる。
では、何が彼女に欠けているのか。それは「量感」である。彼女は小柄で、衣装も短く(当時の流行だが)、小劇場での演技に慣れているため、外へ向かって表現が広がらない。演技は驚くほど真実であるが、内にこもり、内面の破局へと沈み込むように見える。声も強くなく、抑制されているため、悲劇的場面での力強さに欠ける。第二幕終盤の場面は感情が十分に高まらず、内に留まってしまう。ただしこれらはすべて改善可能である。
したがって、この「大いなる恋する女」は、むしろ一人の小さなパリジェンヌのように見える。ここには奇妙なずれがある。彼女のもたらす魅力、健康さ、真実性と、この舞台に要求される大きさとの間で評価は分かれる。しかしこれは彼女がコメディ・フランセーズで成功し得ないという意味ではない。むしろ彼女はロジーヌのような表面的な役でもなく、フェリアのような重い役でもない、その中間に位置する役柄においてこそ真価を発揮するだろう。そこに彼女の感受性と女性性が加われば、彼女はすぐに第一線に立つに違いない。
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## 関連年表 / Chronology
→ [[05_1924 - 1925]]
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## 出典 / Source
オンライン(Gallica.fr)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7654566z.item
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